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"Le margis, il pince les lèvres et je pense putain de putain de macarelle de pute de sort. Je songe que je vais éclater tellement le sort il est putain. Le margis il éclate aussitôt : — C’est du joli ! On m’appelle « vieux » maintenant. On me tutoie ! On me met la main sur l’épaule ! Et ce n’est pas fini ! On veut peut-être aller boire le coup avec moi ? Allez-y pendant que vous y êtes, dites-le que vous voulez boire le coup. Et comment la nommez-vous cette petite raclure?" Argumentation d’Oriane (feutre rouge vif, presque carmin) : De toute l’expérience que j’ai retirée de ma longue fréquentation des militaires aux côtés de mon Général de mari maintenant défunt, je retire l’impression désagréable que ce type d’écriture, qui se veut au raz du réel est complètement fausse et fabriquée à l’usage exclusif de ceux qui veulent «de la couleur locale» pour des localités qu’ils ne connaissent pas. Je suis convaincue qu’un militaire du bas de la hiérarchie n’aurait pas parlé ainsi mais plutôt (je rassemble mes souvenirs et m’efforce d’écrire alors que j’ai toujours déclaré ne pas vouloir le faire) : «Ah c’est chouette ! Ça m’appelle «le vieux» ! Ça se permet de me tutoyer ! Ça me caresse l’épaule ! Et encore ! Ça voudrait boire un coup avec mézigues ? Faut le dire qu’i veut boire un coup. Et comment qu’i se nomme ce petit salaud ?» De toutes façons se serait moins écrit, plus bref : «Ouais, chouette ! Ça m’appelle «le vieux» ! Ça me tutoie, me caresse l’épaule ! Ça voudrait boire un coup avec mézigues ! Qui c’est ce nul ?»
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